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Considérés comme des acteurs majeurs du paysage du e-learning, digital learning, des serious games et autres appellations bien spécifiques et connus dans les technologies d’apprentissage, les Learning Technologies ont encore été une franche réussite cette année. Mouvement initié exclusivement à Londres, il s’étend désormais en France avec la fusion de l’ancien « iLearning Forum » en Learning Technologies France... Véritable partenariat stratégique pour étendre son rayonnement Européen. Dans la même veine, le salon Espagnol Edulearn devient Learning Technologies Spain, et le célèbre OEB germanique devient Learning Technologies Germany pour l’édition 2018.

Comme à leurs habitudes, le Learning Technologies à Paris et Londres ont ouvert leurs portes ce mois de Janvier sur deux jours, le 23-24 et 30-31 respectivement. L’occasion pour notre Serious Team de partir à la rencontre des professionnels du e-learning, de la formation et des ressources humaines pour dessiner l’apprentissage de demain.

Ce qu’il faut retenir des changements annoncés des Learning Technologies pour l’année 2018 :

  • Le salon iLearning Forum, piloté par Sally Ann Moore, devient Learning Technologies France tout en gardant le charme du salon. Nos confrères de Serious Games Industry ont relayé une interview enrichissante de sa vision pré-évenement.
  • L’OEB devient Learning Technologies Germany,
  • Pour son 10ème anniversaire, Edulearn devient Learning Technologies Spain,
  • Le “label” Learning Technologies souhaite devenir une référence dans son domaine et cherche à dominer le marché Européen. Le salon eLearning expo, qui a lui lieu au mois de Mars, devra réagir en conséquence pour conserver un statut de concurrent direct.
  • 130 exposants, 5000 visiteurs en provenance des quatre coins du monde pour la 1ère édition Française des Learning Technologies.

Part 1. Learning Technologies France

Nous adorons exposer à iLearning Forum et le changement en Learning Technologies France n’a pas boudé notre plaisir. Les vétérans du secteur, les agitateurs de la formation et des petits nouveaux sont au rendez-vous… Chacun de nos échanges étaient portés de sens, et améliorent notre capacité à détecter les attentes de nos clients et des visiteurs. Le spectacle était au rendez-vous, les passionnés de Learning Tech et notre serious équipe également. Comme à notre habitude, notre démarche pour la conception d’un projet était fièrement affichée :

  • HUB1 : Digital Consulting Services, qui correspond à notre cœur de métier, l’activité de conseils, d’accompagnement et du design des stratégies digitales. En tant qu’architectes de programme de formation, nos processus de réflexion sont basés sur notre méthode pédagogique développée en interne grâce à nos recherches dans la capacité d’apprentissage
  • HUB2 : Digital Custom Solutions, où nous donnons vie aux solutions proposées, à travers de multiples techniques : e-learning, micro-learning, serious games, gamification, mobile learning… Tout ça sur mesure, de manière à répondre exactement à vos besoins !

La moquette bleue nuit, qui casse la couleur de l’année 2018 et effigie du Learning Technologies (le violet) et quelques spots annoncent un virage numérique dans notre stand. Nous avons misé sur la mise en avant de nos créations digitales, qui retracent l’année de travail qui s’est écoulée, où les projets se sont enchainés. A l’extrémité du stand, une démonstration en avant-première d’ALO était disponible, ainsi que ResponSEAbility, un prototype en réalité virtuelle d’un univers 3D sous-marin. Nous souhaitions offrir aux visiteurs la possibilité de se projeter ou de mûrir leurs projets avec des visuels d’une qualité exceptionnel, et d’un intérêt pédagogique qui n’est plus à prouver. Au-delà de ce nouveau stand, y’avait-il dans les allées de cet événement de nouvelles interrogations concernant le digital learning de la part des visiteurs, clients et partenaires ?

Co-construire l’avenir de l’éducation

En France, la résistance au changement est encore un fléau qui perdure. Le partage, la création de communauté sont des pratiques qui se renforcent et complètent le phénomène de curation qui grandit, dans l’échange avec ses pairs. De notre côté, les créateurs de formations digitales s’activent pour permettre aux apprenants de produire eux-mêmes du contenu dans leur formation. On ne parle pas ici de les enrichir en déposant un commentaire ou une réflexion sur le tchat du LMS. Il s’agit de laisser à l’apprenant la possibilité de modifier le module de formation qu’il est en train de vivre. C’est ce qui est communément appelé le « User generated content ». Par exemple, dans les serious games, la possibilité d’aider ou de piéger ses collègues, pour accroître la compétitivité entre les équipes, est possible. En amenant une plus grande liberté à l’apprenant dans ses décisions et son influence sur la formation qui se déroule, son engagement pour l’activité proposée devient nettement supérieur.

« Personnalisation + Collaboration » : le nouveau mix explosif

Ces journées étaient l’occasion d’animer deux ateliers, sur deux thèmes plus ou moins similaires, qui englobait un atelier dédié aux « Innovation Technologies » et aux Innovations avant-gardistes. La foule était nombreuse, ce qui est un indicateur de l’intérêt des professionnels des ressources humaines et de l’apprentissage pour l’explication des tendances de demain. Les nouveaux standards de la formation se cachent derrière deux concepts qui émergent depuis quelques années : la personnalisation et collaboration. A l’image de notre société où chacun souhaite personnaliser de plus en plus ses biens ou les services proposés (pensez aux chaussures Nike ou aux possibilités qui s’offrent à vous dans les Telecoms), la formation suit fièrement ce mouvement. Mais il manquait un petit coup de boost pour accélérer sa transformation. Et l’avancées des technologies rend les choses plus aisées.

« Ce qui est très important, et ce que nous permet les technologies et la pédagogie, c’est de pouvoir personnaliser le feedback donné aux utilisateurs. »

Aujourd’hui, on est capable de délivrer une information dont a besoin l’apprenant, et uniquement celle-ci. Mais la plus-value n’est plus seulement de personnaliser son format d’apprentissage sur la forme et sur le fond, mais de personnaliser en temps réel, ce fond et cette forme, qui sont donnés aux collaborateurs. Il est possible d’arriver à ce niveau d’exigence avec la montée en puissance de l’intelligence artificielle qui permet d’adapter la formation (Adaptive learning) et la gamification, qui permet d’engager les personnes dans la formation.

Un autre point important a été de lever le voile sur la gamification, ce concept de plus en plus en vogue mais qui reste très largement assez incompris. Notre présentation nous a amené à intervenir sur ce sujet, en expliquant les prémices et l’intérêt de cet outil pédagogique :
« On va de plus en plus vers l’aspect collaboratif, réseaux, partages etc. sur des formats de plus en plus courts avec une vraie répétition, à l’image du développement des séries. On rejoint ce monde de consommation, où on est dans la multi activités. Très souvent, en conférence, on regarde en même temps ses textos ou ses mails, quand on regarde la télé on va faire un jeu… Sur des choses brèves, ludiques, agréable, il faut du plaisir. Des moteurs comme la gamification sont primordiaux.

Soit, la gamification, « ce n’est pas tirer sur des canards » ou devoir recréer le monde de Zelda. Ce n’est pas forcément gagner des points. Parce que sa vraie finalité, c’est d’avoir un sentiment d’utilité. Elle permet de ressentir des émotions, vivre une intrigue, rentrer dans une histoire. Pour cela, on a besoin de vrais leviers, et de jouer sur d’autres concepts que sur ces simples badges, niveaux, trophées. Jouons sur la pénurie, la collaboration, le dépassement de soi et nombres autres leviers pédagogiques.

De fait, engager, et personnaliser : ce sont les tendances fortes de cette année. Et ce sont les promesses de notre outil présenté en force à Londres. Welcome to the world, ALO!

Part 2. Learning Technologies United-Kingdom

Notre aventure se poursuit alors Outre-Manche. Ici, tout est plus grand, plus extravagant, plus osé. Il faut dire que l’entrée, contrairement à l’édition Française, est payante pour les visiteurs. Les organisateurs veillent donc encore plus à ce qu’ils soient satisfaits de leur visite ! Ici et là, des allées noires de monde, où la langue de Shakespeare est ponctuée d’accents différents. On rencontre à nouveau des professionnels hautement qualifiés dans leur domaine, et des échanges enrichissants sur le digital learning et les parcours de formation de chacun.

« L’apprentissage avec et par la technologie » est LE défi commun et populaire. Depuis ces cinq dernières années, de nombreuses évolutions ont transformé la façon dont nous organisons, consommons et recommandons l’apprentissage. C’est un constat. Parallèlement, les entreprises créer des cellules en interne spécialisées dans la création de contenu formatif, piloté par des Chief Learning Officer (CLO). Leur souhait n’est ni plus ni moins de vouloir internaliser la création de modules de formation pour leurs équipes. Mais quid du cachet techno-pédagogique de ces derniers ? Peut-on vraiment donner les clés de la formation à des unités spécialisées alors que des mauvaises habitudes et réflexes ont été engrangés depuis toutes ces années ? Plutôt que d’essayer de rattraper le retard digital, il conviendrait de vraiment innover ! #Stopcatchingup

Les technologies d’apprentissage doivent être repensées

Tout comme le marché français, celui de notre voisin européen a un réel besoin d’innovation. On se rend facilement compte que les problématiques des visiteurs sont souvent les mêmes ; beaucoup d’outils révolutionnaires, de process ou d’idées leurs sont présentés, mais peu de réelles recettes ou de bonnes pratiques leurs sont confiées. Même si les nombreux produits de digital learning sont souvent bien assimilés, on observe que les manières de « faire de la formation » dans les entreprises sont désormais has been. Parallèlement, la formation est l’enjeu clé de cette décennie pour les collaborateurs ; avantage compétitif, employabilité… Mais paradoxalement, nous prenons moins de temps pour se former, alors qu’il y a une vraie urgence !

Jane Hart, une personnalité à suivre pour tirer le meilleur parti des Learning Technologies UK, a « donné le la » pour cette édition à travers un tweet piquant à vif les exposants venus présentés leurs solutions ;

Illustration tweet Jane Hart Learning Technologies

Entendons par-là que, dans les milieux de travail moderne où nous évoluons, le tryptique "créer, livrer et manager/gérer" l’accès aux contenus de formation est desuet . Les parcours d’apprentissage, et l’expérience qui l’englobe, doivent être redessinées. Tout comme un produit, son utilisation doit évoluer. Tels les ports USB, le e-learning tel que nous le considérions hier, est devenu "has been". Trois piliers sont fondamentaux pour préserver l’intégrité et l’efficacité des offres de modules de formation e-learning :

  • Le Visuel doit être extrêmement soigné et susciter la curiosité de l’individu Il aide à créer des souvenirs et doit satisfaire le désir de connaissance ou de nouveauté de la part de l’apprenant,
  • L’Histoire. La narration (ou le storytelling) permet de créer une connexion entre les visuels proposés et l’attachement psychologique de l’apprenant sur ladite formation,
  • Le « Mind Palace », traduit littéralement par le « palais de la pensée ». Créer du lien avec du contenu permet d’implanter des souvenirs et ancrer plus durablement les messages passés par la formation, quel que soit sa forme. Il permet de développer des métaphores visuelles, qui aide à personnaliser l’expérience d’apprentissage par et pour les apprenants. Lorsque l’expérience peut être appliquée à la réalité, c’est gagné.

Mais le parcours d’apprentissage est à repenser. Les LMS deviennent obsolètes, le langage SCORM est encore le plus utilisé et nous esquivons le problème d’engagement simplement en rendant la formation obligatoire. L’obligation est ce mauvais fléau qui donne une image négative de la formation digitale auprès des apprenants. Imaginez YouTube, qui s’apparente au meilleur LMS à la demande ; nous pouvons apprendre à chanter, cuisiner, bricoler en un rien de temps. Le problème, c’est que transposé dans le monde de l’apprentissage, le YouTube que nous mettons bien souvent à disposition des apprenants respecte un tout autre schéma : vous devez télécharger, graver un DVD pour visionner une vidéo. Ce décalage nuit aux réflexions que peuvent se faire les professionnels du e-learning.

« Tels les ports USB, le e-learning tel que nous le considérions hier, est devenu has been ! »

Les systèmes conventionnels et traditionnels de l’apprentissage sont maintenant en phase terminale, se mourant peu à peu. Dans la même veine, le cabinet d’études américain Metaari a publié ses résultats concernant le business et les opportunités du digital learning pour 2016. Il a observé que le marché du self-paced learning a glissé en territoire ennemi, c’est-à-dire que son taux de croissance est devenu négatif, une première depuis de longues années. Ce type de produit a atteint la dernière phase de son cycle de vie, c’est-à-dire le déclin. Pourtant, la plupart des grandes entreprises continuent d’investir et de vouloir capitaliser sur ces technologies mourantes, à l’image du nombre de package SCORM distribué vis-à-vis de l’X-API, qui représente une technologie de l’avenir concernant le tracking des données.

Objectif ALO : l’outil qui stimule la « collaboration pédagogique »

Présenté au CES de Las Vegas en début d’année, la promesse de l’outil ALO est d’être avant tout ce guide qui va permettre de casser les barrières du présentiel - ou ) distance - en jouant en temps réel. Faire quelque chose d’appétant et de beau n’est plus quelque chose de prohibitif. Cette innovation par d’un constat simple, d’une prise de conscience commune à travers une chose simple : « Combien de fois vous regardiez votre téléphone dans une formation présentiel d’entreprise ? ». De fait, l’outil intrigue et propose des solutions accessibles. Les apprenants passent de spectateur à acteur. Fini les systèmes archaïques de formation qui sont descendantes, avec un « sachant » et des « apprenants », quel que soit le biais de la formation. Et en plus, ALO incite à la gamification pour donner envie et donner du sens. Nous allons jouer ensemble, les uns contre ou avec les autres, ou individuellement si nous en avons envie. Nous restons le maître de notre formation. Tous les formateurs qui redoutent le digital, trouvent dans cette nouvelle solution un outil qui "permet d’améliorer leur propre champ d’expertise.

Concrètement, la conception de l'outil s'est basée sur les nombreuses problématiques rencontrées par les visiteurs du salon. L’accès au réseau est compliqué, il faut enseigner à plus d’une dizaine de personnes à la fois un contenu, un taux de rétention des apprenants très bas dans les formations et une perte d’intérêt, même en alignant des médias appétant graphiquement ou techniquement… Que ce soit pour une solution en ligne, via la technologie ALO, car l’histoire est asynchrone et parce que les équipes sont dans plusieurs pays, ou en présentiel avec beaucoup de participants, il faut que tous jouent ensemble. Les apprenants vont devenir acteurs de leur formation, et vont agir sur celle-ci . Mais pas de manière classique du e-learning ! Ce qu’ils vont réaliser vont avoir un impact sur ce que vont voir les autres, ou vont pouvoir faire les autres, tels les jeux vidéo ! ALO répond aux quatre profils de joueurs qui existent (les Tueurs, Performants, « Socializers » et Exploreurs), dont les caractéristiques différent complétement.

Le formateur devient ainsi un chef d’orchestre, choisissant le jeu intégré dans l’outil (serious games, web-series, vidéo interactive…) qu’il souhaite, en temps réel. Il peut intégrer à la volée un nouvel exercice, pour animer en temps réel et ne jamais dispenser la même formation. Il peut créer des équipes, des communautés… Même s’il n’est pas un expert de la pédagogie, ni un expert de la gamification, mais « seulement » un expert de mon domaine, le formateur est en capacité de faire vivre des émotions et plonger ses apprenants dans un univers, son univers.

Cela est rendu possible par l’intelligence d’ALO, qui va me permettre de le guider dans la création de sa formation, suivant le process de la méthode pédagogique propre à My-Serious-Game. Des indicateurs sont à disposition du formateur et accessible à tous. Plus question de sachant. Le travail sur le back-office, sur l’interface d’ALO redore le blason de ces nouvelles technologies. Elle est pensée pour l’utilisateur (UI) et pour lui faire vivre une expérience, sans point noir ni zone d’ombre (UX). Le taux de rétention extrêmement faible est anéanti par l’expérience qui, pour une fois, permet aux apprenants de vivre quelque chose de fort, de marquant, de remarquable. Tout est possible grâce à cette expérience digitale, immersive et sans limite logistique, puisque la box possède sa propre batterie et son réseau wifi. Le formateur dispose d’un compagnon de route pour l’épauler dans ses différentes formations, en classe ou à distance.

Nous ne pouvions visiter la City sans passer par le shop d’Harry Potter, situé à la célèbre station 9 ¾. Ce dernier souvenir nous rappelle que l’avenir de la formation ne se transformera pas grâce à un coup de baguette ou à une formule magique. L’ "Eurekâ moment" de cette décennie sera finalement un travail quotidien, où chacun devra être en mesure de mobiliser et comprendre l’environnement de formation qui l’entoure.

A lire aussi : notre aventure à Las Vegas, pendant le CES 2018 !



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